Parfois, je me demande si nous, chez J-Subculture, sommes vraiment à la hauteur de notre promesse d’« introduction à la sous-culture japonaise ». Bien sûr, nous proposons d’excellents produits, mais vous, nos clients, en savez souvent bien plus que nous à ce sujet. À une exception près, demandez à n’importe quel collègue au bureau (japonais ou non) s’il regarde de l’anime, pratique le cosplay ou va à des conventions : la réponse est généralement « non » ou « j’en faisais un peu, mais plus trop ».
Pour ma part, ces jours-ci, le Japon rime surtout avec travail. Il y a environ quatre ans, quand j’étudiais à Sophia University à Tokyo, Akihabara était un arrêt entre l’école et mon logement en famille d’accueil, et j’y allais tous les jours. C’était l’époque où Haruhi et Lucky Star cartonnaient. Depuis, je me suis un peu éloigné. Je pense que Hetalia a été le coup de grâce. Quand on traite quotidiennement des questions de race et de nationalité, ce type d’humour stéréotypé perd vite de son charme.
Pourtant, il ne fait aucun doute que la culture japonaise, et plus encore sa sous-culture, séduisent largement à l’étranger — et ce, à juste titre. Les produits sont extraordinaires, souvent issus d’anime ou de séries et jeux d’une grande créativité. Je souris souvent en voyant les commandes que nous expédions : elles me rappellent parfois des titres que j’aimais, ou me donnent envie de découvrir de nouvelles œuvres (même si le temps manque). Par exemple, aujourd’hui, une vraie personne a acheté cet objet.
Curieusement, la culture populaire japonaise (souvent otaku) entretient une relation complexe avec l’industrie japonaise. Leur influence est réciproque : les entreprises peuvent produire en masse des jouets de qualité grâce aux talents de scénaristes et d’animateurs. Mais il est amusant d’entendre des cadres japonais dans le métro parler de « cool Japan » ou de la « soft power » du pays, comme s’ils voulaient se vanter d’une culture qu’ils ne pratiquent pourtant guère, la plupart préférant un adultère à un cosplay.
En résumé, j’espère sincèrement que vous, et statistiquement aussi certaines femmes, continuerez à apprécier nos produits et la culture exceptionnelle qui les inspire. Mais il est parfois intéressant de réfléchir à la société qui les soutient.
Pour finir, je vous laisse avec cette réflexion...
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